Ce qui me reste d'une journée, c'est rarement ce que j'avais prévu de retenir. Un bruit de fond, une lumière à une heure précise, quelqu'un qui a dit quelque chose sans y penser. À 47 ans j'ai arrêté de lutter contre cette façon-là de stocker les choses. Je classe les gens très vite et je me trompe rarement, pas parce que je suis méfiante, parce que j'ai eu le temps d'apprendre à quoi ça ressemble quand c'est vrai.